Mission humanitaire au Pérou (2015)

Dre Lessard a oeuvré dans la province de Maynas (en rouge), située dans région de Loreto (en beige) au nord du Pérou. Le Loreto est la région la plus étendue du pays mais aussi l’une de celles ayant la population la plus clairsemée, du fait de sa situation géographique isolée dans la forêt pluviale Amazonienne. Son relief est principalement plat contrairement au reste du pays. Elle est la plus riche en langages et groupes ethniques indigènes, qui ont pour la plupart conservé leur mode de vie. On y cicule principalement par les divers cours d’eau, il s’y trouve très peu de routes. Sa capitale Iquitos, au bord de l’Amazone, est d’ailleurs le plus grand port fluvial du Pérou.

Récit de l’aventure

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Dre Lessard s’est donc rendue dans le district de Mazan en bateau depuis Iquitos. Cette mission a été la plus difficile de toutes en termes de conditions de vie et d’hygiène ainsi que de risques encourus.

Elle se trouvait donc en région qui peut paraître hostile à la civilisation. Il n’y avait aucune électricité et la seule eau disponible pour son hygiène personnelle était une chaudière obtenue de peine et de misère entre 6h et 6 h30 AM. Pour ce qui était de l’alimentation, il n’y avait essentiellement que la patate comme légume et que la banane miniature comme fruit au cours de son séjour.

La zone était aussi à risque très élevé pour contracter des maladies (rage, fièvre jaune, malaria, dengue, chikungunya,…). Encore une fois, Dre Lessard s’en est bien tirée avec une vaccination complète et un maximum de prévention, mais il faut se rappeler que tout ceci n’était en rien une garantie.

La criminalité et pauvreté sont des problèmes bien connus dans l’ensemble du pays. Rappelons que Dre Lessard se trouvait en région adjacente à la frontière colombienne, où le trafic de stupéfiants prédomine.  On comprend donc qu’elle ait été victime d’une invasion dans sa chambre. La chance ayant été en sa faveur, elle en gardera tout de même le souvenir à jamais.

Son rôle dépassait celui d’une podiatre et elle devenait médecin pour tout le corps plus souvent qu’autrement. Aucun traitement intraveineux n’était disponible ni même aucune observation possible sur son lieu de travail. Trop souvent, on ne pouvait que poser le diagnostic et accompagner le patient seulement, en tentant d’amoindrir sa souffrance.

Pour en savoir plus, consultez le rapport de mission de l’APSF

À propos de l’Association des Podiatres sans Frontières (Podiatrists Without Borders)

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L’APSF, un organisme sans but lucratif, a pour mission d’offrir bénévolement son expertise médicale aux gens vivant dans des pays en voie de développement qui n’ont pas les  ressources humaines et médicales nécessaires pour traiter les affections des pieds.
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